Sculpture: Sylviane Courgeau

Quel parcours que celui de Sylviane Courgeau, qui, après des études de philosophie, la verra commencer la sculpture en tant que compagnon du tour de France comme tailleur de pierre.

Puis, de rencontres en rencontres, ce seront 4 ans à travailler dans un monastère en Syrie, rénovant et créant fresques et volumes, puis 4 autres en Inde, travaillant notamment sur des oeuvres monumentales.

Dès lors, il n'est pas surprenant que dans le travail de la sculptrice, la pierre ait toute sa place, et même, sa priorité: lorsqu'elle y adjoint le bronze, ce n'est que pour compléter l'histoire de la roche, amplifier son énergie.

Tout à tour fragile et puissant, l'art comme creuset de la pensée..

Seul lui importe le moment du passage entre les continents, les peuples, les cultures: c’est en effet le moment de la rencontre avec les personnes ou avec les matières éloquentes du monde qui est créateur.

En ce sens, les sculptures ne sont plus seulement des objets concrets sur lesquels bute le regard; elles révèlent aussi les souffles dont elles indiquent le sens comme des drapeaux dans le vent invisible.