Peinture: Sylvia Karle-Marquet

Trempez votre brosse dans un bain d’humour, ajoutez une pointe de dérision et mélangez le tout sur une palette aux couleurs éblouissantes. Prenez votre temps pour adjoindre une foultitude de détails et vous obtiendrez une peinture de Sylvia Karle-Marquet.

A condition de ne pas oublier de travailler les expressions pour que l’œuvre acquiert toute sa dimension.

Dès Lors, le rideau se lève sur des personnages, drapés dans des parures du temps jadis et surmontés de tête d’animaux. Ils sont les dignes successeurs des œuvres des maitres du XVIII e que cette artiste revisite à sa guise.

Des chiens, des chats, des souris, des coqs, des renards, des blaireaux… tiennent les premiers rôles. Ils ont l‘œil vif, la moustache insolente, la fourrure soyeuse.

Leurs regards, leurs mimiques, leurs postures, font sourire. Ils pétillent d’intelligence et de malice. Leurs attitudes sont véritablement révélatrices de celles des humains.

Est-ce une parodie ou une réalité, dès lors que transparaissent des qualités ou des défauts, tels que la couardise, l’avarice, le grotesque, la tendresse, l’amour ?

Les surprises et l’étrange se partagent l’espace. Les anecdotes sont au rendez-vous. Il se passe toujours quelque chose.

Et après tout, quoi de plus naturel, puisque la peintre fait jouer la gent animalière pour interpréter la comédie de la vie.