Peinture: B.Brice

De l’apprentissage d’une technique très classique, ce peintre néo-calédonien a construit son identité picturale, pour aboutir à la parfaite maîtrise de l’hyperréaliste.

Ce choix, bien qu’il fut dicté par de vraies préférences pour le figuratif, est néanmoins le fruit d’un parcours initiatique, d’un travail sur soi et sur la matière.

Les sujets embrassés par BBrice sont nombreux et variés, mais il avoue quelques prédilections.

Pour l’architecture, d’abord : « Car d’une rive à l’autre, de la lumière à l’obscurité, l’architecture existe pour créer une rencontre. Elle est l’exacte transcription de notre besoin vital d’échange et de solitude.»

Le regard vint ensuite, les horizons lointains, enfin. « Les regards, car ils sont les reflets de l’âme, car leurs échanges permettent l’amour, la compassion, voire la libération. Le voyage, car il émeut l’imagination des hommes. Il défie le temps et la géographie pour permettre la rencontre avec les autres et avec soi même. »

Et enfin le nu. Pour B.Brice, c'est le sujet ultime. Il est la synthèse de l’art, d’un point de vue thématique autant que technique. « Il est la représentation de l’architecture d’un corps, du regard que l’on porte sur le modèle, du reflet de l’âme que le modèle projette sur ceux qui l’entourent, tout cela en défiant le temps, les cultures, les religions, nous dit l’artiste. ».

Mais surtout, BBrice est le peintre de l'ombre et de la lumière, et aime à citer Henri Miller: « L’homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés. »

Alors laissons entrer la lumière..